Le retour m'est resté en travers de la gorge, ça ne passe pas en deux jours et un verre d'eau. Il faut du temps.
Le temps de s'apercevoir que les poignées de portes ici sont à hauteur de nombril, entre autre.
La batterie est partie cet apres-midi, et je suppose que c'est mieux comme ça vu les deplacements à venir.
Quelques films autrement, et des bouquins à la chaîne. Boulimie programmée, il faut garder l'esprit ailleurs.
Des promesses faites sur le sable parce que je suis une maîtresse dans l'art.
Desert.
Je me suis libérée en cours de route et en regardant derriere moi, j'ai l'impression d'avoir stagné, de m'être accrochée, d'avoir brulé pendant quatre ans. La gymnastique du coeur je n'avais plus besoin de ça et j'ai pu souffler les dernieres etincelles à temps.
Seulement le desert maintenant, comme s'il fallait avoir vraiment vraiment mal pour pouvoir etre creative, écorchée.
La lumière vient eclabousser les fenêtres de ma chambre chaque matin et tout ça me rappelle le Japon, quand j'ouvrais les yeux à quatre heures du matin au lever du soleil.
Ma bouche deborde et tu avales la liqueur goulûment en dodelinant de la tete avec un air des plus interessé. Tu en redemandes toujours plus. Raconte-moi les lumieres, raconte moi la ville, raconte-moi les odeurs.
Fontaine intarrissable, et quand vient le silence, je me sens tellement vide.
Les mots prennent trop de place, parler vite, ne pas penser aux images pour ne pas laisser percevoir la faille.
Tout est passé si vite, je claque des doigts et je me retrouve ici, trois sacs dans les bras et une valise trop lourde, une carte telephonique presque vide et au bout du fil des mots doux qui font l'effet d'un souffle sur les bleus.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)


1 commentaire:
Ce sont les memes sensations qui accompagnés mon retour, je comprends ta souffrance ma chérie
gros bisous
tinquiete c'est juste un passage, mais si on crois en ses rêves, il n'y pas d'inquietudes à avoir.
coco
Enregistrer un commentaire